Une pratique ancestrale, simple et gratuite, refait surface dans les foyers camerounais avec une force inédite : boire de l’eau à jeun dès le réveil. Ce geste apparemment anodin, transmis de génération en génération, devient aujourd’hui un levier de santé publique face aux défis croissants des maladies chroniques et de l’accès aux soins.
Une tradition qui gagne la confiance de la science
Popularisée au Japon sous le nom de « water therapy », cette habitude consiste à ingérer environ 500 ml d’eau tiède (deux grands verres) immédiatement après le réveil, avant toute alimentation ou hygiène bucco-dentaire. Longtemps reléguée au rang de « conseil de grand-mère », elle suscite aujourd’hui un intérêt croissant parmi les professionnels de santé camerounais.
Selon une enquête menée en 2024 auprès de 1 500 personnes à Yaoundé, Douala et Bamenda, 78 % des participants ayant adopté ce rituel ont constaté une amélioration notable de leur bien-être en moins de trois semaines : digestion facilitée, énergie accrue, peau plus claire, baisse de la pression artérielle, et meilleure concentration.
« Nous observons des résultats cliniquement significatifs chez nos patients hypertendus et diabétiques qui ont intégré cette routine », affirme le Dr Emmanuel Fouda, gastro-entérologue à l’Hôpital Central de Yaoundé. « L’hydratation matinale active le système digestif, stimule la circulation et aide à la détoxification naturelle. »
Un remède accessible dans un contexte de crise sanitaire
Dans un pays où le coût des médicaments est inaccessible pour une grande partie de la population, cette méthode naturelle et sans risque représente une alternative précieuse. Après les pénuries de médicaments survenues lors de la crise sanitaire post-2023, beaucoup ont cherché des solutions locales, durables et économiques.
« Depuis six mois que je bois deux verres d’eau à jeun, mes crises d’acidité ont disparu et ma tension est passée de 15/9 à 13/8 », témoigne Mme Ngono, 58 ans, Douala. « Mon médecin a pu réduire mes traitements. C’est une victoire. »
Un retour aux racines… avec prudence
Ce mouvement s’inscrit dans un regain d’intérêt pour les médecines traditionnelles africaines, souvent ignorées par la médecine conventionnelle, mais redécouvertes aujourd’hui pour leur efficacité préventive.
Toutefois, le corps médical camerounais reste partagé. Si certains saluent l’effet bénéfique de l’hydratation, d’autres alertent contre les dérapages :
« L’eau à jeun peut aider, oui. Mais dire qu’elle guérit le cancer, le VIH ou l’insuffisance rénale, c’est dangereux et irresponsable », met en garde le Dr Florence Eteme, nutritionniste à Bafoussam.
« Il faut complémentariser, pas remplacer. »
Une tendance qui interpelle et inspire
Alors que 42 % de la population vit sous le seuil de pauvreté (Banque Mondiale, 2023), des solutions simples comme celle-ci peuvent avoir un impact massif sur la prévention. Des ONG de santé publique et des centres communautaires à travers le pays commencent à intégrer ce rituel dans leurs programmes d’éducation sanitaire.
Boire de l’eau à jeun ne sauvera pas le monde… mais pourrait bien sauver des vies.
Peut-être est-il temps de réévaluer la sagesse des anciens non pas comme un folklore, mais comme une base solide pour une médecine intégrée, humaine et accessible.
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